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VISITE : S.E RAMIREZ RODRIGUEZ DE  CUBA CHEZ LE MINISTRE SEERUTTUN

09Feb

VISITE : S.E RAMIREZ RODRIGUEZ DE  CUBA CHEZ LE MINISTRE SEERUTTUN

L’ambassadrice de Cuba désignée à Maurice, S.E Carmelina Ramirez Rodriguez a rendu une visite de courtoisie au ministre Mahen Seeruttun. C’était le vendredi 8 février 2019. Lors de la rencontre, ils ont passé en revue les relations existantes entre les deux pays et les nouvelles avenues de coopération dans le futur.

Cuba, rappelons-le, est un pays, au climat tropical (cyclones fréquents), formé de plaines et de plateaux calcaires, en dehors du Sud-Est, qui est montagneux. Le pays a longtemps été un important producteur de sucre (secteur aujourd’hui en crise) et fournit aussi du tabac et des fruits tropicaux. Le sous-sol recèle surtout du nickel. L’industrie est peu développée (agroalimentaire).

La Havane constitue le principal débouché maritime. Affectée par l’effondrement de l’URSS, son principal soutien, l’économie cubaine bénéficie aujourd’hui du renouveau du tourisme et de l’appui, essentiel, du Venezuela (pétrole). Mais les conditions de vie de la population sont très difficiles, rendant primordiaux les subsides versés par les nombreux Cubains émigrés (en particulier aux États-Unis).

Allongée sur 1 250 km un peu au sud du tropique du Cancer, large de 30 à près de 200 km, Cuba est la plus grande île des Antilles (105 007 km2). Elle se situe à l’entrée du golfe du Mexique, entre le détroit de Floride et le seuil du Yucatán. Près de 80 % du territoire sont constitués de plaines et de bas plateaux formés de roches calcaires, d’âge secondaire et tertiaire, faiblement soulevés dans la seconde moitié du tertiaire. Les plaines sont recouvertes d’argile de décalcification et d’alluvions fines. Les plateaux sont plus ou moins disséqués par l’érosion karstique ; ils s’étendent surtout au centre. À l’ouest, les calcaires ont été soulevés en blocs fortement attaqués par l’érosion karstique (sierra de los Organos, 600 m d’altitude). Au centre, la table calcaire a été traversée par des montées volcaniques anciennes et soumises au métamorphisme (sierra de Trinidad, Cordillère centrale). Au sud-est, elle s’appuie au complexe montagneux sierra Maestra-sierra de Cristal orienté de l’ouest à l’est, associé à la fosse de Bartlett (− 7 239 m) et constitué principalement de roches métamorphiques soulevées à la fin du secondaire et au début du tertiaire. Escarpée, densément boisée, la sierra Maestra a servi de refuge et de point de départ de la révolution de 1958. Les dépendances de Cuba reposent sur son vaste plateau continental (−20 m) immergé lors de la transgression récente. L’île des Pins (rebaptisée île de la Jeunesse) est formée de collines de roches métamorphiques au nord, d’une plaine calcaire au sud et de marécages au centre. Les autres îles, regroupées en archipels (Jardins de la Reine, Jardins du Roy), ne sont que des îlots coralliens.

De type tropical, le climat est modérément pluvieux : température moyenne annuelle de 25 à 26 °C, avec de faibles écarts saisonniers (cependant avec possibilité de coups de vent froids l’hiver, les nortes) ; des pluies relativement abondantes (moyenne annuelle de 1 200 mm), surtout dans le nord-est de l’île, concentrées de juin-juillet à novembre-décembre (avec possibilité de cyclones). Des forêts plus ou moins claires et caducifoliées recouvraient à l’état naturel les plaines et les plateaux ; avec les défrichements, elles ont été éliminées ou transformées en savanes. La forêt dense s’étendait sur les montagnes de l’Oriente ; elle a été très entamée et dégradée en fourrés épais par l’agriculture itinérante. La nature calcaire des roches et l’écoulement karstique des eaux réduisent le réseau hydrographique de surface à des ruisseaux saisonniers et à de petites rivières côtières ; seul celui du Cauto dans l’Oriente est organisé. Mais les ressources en eau sont abondantes en profondeur et peuvent être utilisées. Les conditions du milieu donnent un excellent potentiel pour l’agriculture et l’élevage, 80 % des sols étant utilisables.

Cuba était, avant l’arrivée des Espagnols, en 1492, l’un des principaux centres de population amérindienne des Antilles. Celle-ci (Tainos, Guanahatabeyes) a disparu en quelques années, après l’arrivée des colons, victime du pillage, des épidémies et de l’institution du travail forcé. La population cubaine actuelle est issue d’un métissage très important entre descendants d’esclaves africains et Européens. Les Africains arrivèrent dans l’île dès le début de sa colonisation, au xvie s. Cependant, le développement de Cuba, fondé sur la production sucrière et le travail des esclaves, ne prit vraiment de l’expansion qu’à partir de la fin du xviiie siècle. Vers 1840, les Africains représentaient la majorité de la population de l’île. La peur d’une domination noire poussa alors les dirigeants à modifier la politique d’immigration, tournée désormais vers les populations européennes, d’où l’arrivée massive, entre 1860 et 1939, de travailleurs en provenance d’Espagne. Parallèlement, l’immigration, au xixe siècle, de travailleurs Chinois sous contrat et d’Amérindiens en provenance du Yucatán mexicain, puis, au début du xxe siècle, de nombreux Antillais (Jamaïque, Haïti, Guadeloupe) est venue renforcer la diversité cubaine.

La structure de la population, aujourd’hui, diffère de celle de la plupart des pays voisins des Antilles. Le pays enregistre en effet, à la fin des années 2000, un taux de croissance démographique quasiment nul, situation qui s’explique par un taux de natalité très modéré pour la région (13 ‰) et un indice de fécondité (1,5 enfant par femme) bien en dessous du seuil de renouvellement des générations. De même, le poids de la jeunesse (17 % des habitants sont âgés de moins de 15 ans) est peu élevé pour un pays des Antilles. La population cubaine bénéficie d’un encadrement médical très développé (un médecin pour 270 habitants), ce qui a grandement contribué au maintien à un niveau bas des taux de mortalité générale (7 ‰) et infantile (5 ‰). Enfin, le mouvement d’émigration politique des Cubains, considérable depuis l’instauration du régime castriste en 1959, a eu une forte incidence sur la démographie. Plus de un million de Cubains vivent aujourd’hui à l’étranger, principalement en Floride et sur la côte est des États-Unis.

Les Cubains sont dans leur grande majorité des citadins (ceux-ci représentent 76 % de la population totale). Les migrations intérieures ont fait l’objet de strictes régulations de la part des autorités politiques, le régime castriste ayant entrepris, avec succès, de combattre les déséquilibres régionaux. Le cas le plus significatif est celui de La Havane, dont le gonflement a été stoppé par un sévère contrôle de l’exode rural. Les autres villes cubaines ont largement bénéficié de ces mesures : ainsi, en dehors de la capitale, le pays compte désormais dix villes de plus de 100 000 habitants, dont les principales sont Santiago de Cuba, Camagüey, Holguín, Guantánamo, Santa Clara et Bayamo.


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