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INTERVIEW de L’honorable Pravind Jugnauth, leader du MSM et Ministre de la technologie, de la communication et de l’innovation

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13Jun

INTERVIEW de L’honorable Pravind Jugnauth, leader du MSM et Ministre de la technologie, de la communication et de l’innovation

“Le MSM n’a reçu aucun financement de la BAI en 2014”

“Si Dawood Rawat a des choses à dire, qu’il vienne s’expliquer et non pas se réfugier à l’étranger comme Nandanee Soornack. Moi, je considère que cela ne fait pas honneur à un père de famille de laisser ses filles affronter la justice sans même effectuer le déplacement à Maurice pour être à leurs côtés. C’est une honte pour un père qui choisit de rester à Paris. Si mes enfants avaient eu un tel problème, c’est sûr que j’aurai été à leurs côtés jusqu’au bout. Maurice est un état de droit. Il peut venir à Maurice pour se défendre, surtout avec l’armada d’avocats dont il dispose”, déclare Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant (MSM) dans une interview exclusive accordée à Le Matinal, vendredi. Il réaffirme qu’en 2010 lorsque le MSM était en alliance avec le Parti travailliste (PTr), son parti avait reçu une contribution de la BAI. “Mais pour les élections générales de 2014, le MSM n’a pas reçu de financement de la BAI. Dawood Rawat est un farceur”, dit Pravind Jugnauth.

Pravind Jugnauth, qui cumule actuellement les fonctions de ministre de la Technologie, de la communication et de l’innovation, souligne dans l’interview accordée au Matinal, qu’il n’y a aucune vendetta politique et aucun communalisme dans le travail de nettoyage entamé par le gouvernement depuis qu’il a pris le pouvoir. Commentant la tenue des élections municipales, Pravind Jugnauth souligne que les citadins ont une occasion en or dimanche pour dire à Paul Bérenger qu’ils ne veulent pas d’un “traître” qui n’arrête pas de divaguer. Propos recueillis par Jean Denis Permal

Le Matinal : Est-ce que vous avez pris connaissance de l’interview accordée par Dawood Rawat sur l’affaire BAI ?

Pravind Jugnauth : Moi, je vois les choses ainsi : c’est un ‘timing’ de sa part. Comment se fait-il qu’il accorde une interview à la veille des élections municipales alors que l’affaire BAI a éclaté depuis longtemps. Comment se fait-il que c’est maintenant qu’il décide de parler ? Dans un moment pareil, il choisit de parler uniquement du MSM. Cela démontre clairement quel type d’esprit l’anime quand on sait que des milliers de gens ont mis leur argent dans la BAI et des milliers d’emplois sont en suspens. J’avais espéré qu’à travers cette interview il allait donner des explications, dire aux clients de la BAI où l’argent est parti. Il ne pipe mot. Sa priorité est le MSM. Je laisse la population tirer ses propres conclusions. Moi, je pense que s’il a des choses à dire, il faut qu’il vienne s’expliquer non pas se réfugier à l’étranger comme Nandanee Soornack. Moi, je considère que cela ne fait pas honneur à un père de famille de laisser ses filles affronter la justice sans même effectuer le déplacement à Maurice pour être à leurs côtés. C’est une honte pour un père, qui choisit de rester à Paris. Si mes enfants avaient eu un tel problème, c’est sûr que j’aurai été à leurs côtés jusqu’au bout. Maurice est un état de droit. Il peut venir à Maurice pour se défendre, surtout avec l’armada d’avocats dont il dispose. J’ai déjà dit en 2010 lorsque le MSM était en alliance avec le Parti travailliste, le parti avait reçu une contribution de la BAI. Mais pour les élections générales de 2014, le MSM n’a pas reçu de financement de la BAI. Dawood Rawat est un farceur. Moi, je pense que dans cette interview sur la toile, Dawood Rawat est en train de bluffer pour défendre Paul Bérenger et Navin Ramgoolam. En tout cas, le MSM n’a pas touché de l’argent de la BAI en 2014. Je ne peux que conclure que Paul Bérenger et Navin Ramgoolam lui ont parlé pour qu’il vienne les défendre.

L’épineux dossier du financement des partis politiques refait surface. Quelle est votre position ?

C’est un classique de Paul Bérenger. A chaque fois qu’il se trouve dos au mur – comme c’est le cas avec son chèque de Rs 10 millions émanant de Dawood Rawat – il essaie de noyer le poisson en manipulant l’actualité. Nous voyons pour l’instant que le thème identifié par Bérenger est le financement des partis politiques. Demain, ce sera autre chose… Il ne faut pas oublier que Paul Bérenger qui avait lui-même qualifié la BAI de Ponzi, qui est un acte illégal. Il qualifie la BAI de Ponzi et en même temps il accepte un chèque de Rs 10M. C’est manifestement quelqu’un qui n’a pas de principe.

Ma prise de position est ferme : je suis en faveur d’une réglementation par rapport au financement des partis politiques. Mais il ne faut pas céder à la pression. Il nous faut dégager un consensus à tête reposée et aller de l’avant avec un projet de loi.

Les adversaires de l’alliance gouvernementale mènent leur campagne électorale en faisant croire à la population que l’opération nettoyage est une vendetta politique. Que répondez-vous?

Il n’y a aucune vendetta politique. C’est totalement faux de dire que le travail de nettoyage que nous sommes en train de faire relève d’une vendetta politique. C’était le vœu de la population que des enquêtes soient initiées sur les frasques et les abus commis par Navin Ramgoolam et le Parti travailliste. Ceux ayant commis des irrégularités et qui se sont enrichis sur le dos du peuple ont des explications à fournir. Quand on parle de vendetta, moi je pense à la police gestapo qui opérait sous Ramgoolam, qui utilisait la force policières et les institutions comme des instruments politiques. J’ai personnellement été victime de la politique de vendetta de Ramgoolam et je ne suis pas le seul. Il y a aussi Yogida Sawmynaden et d’autres.

Ce n’est pas notre manière de faire et nous n’allons pas nous abaisser au niveau de Navin Ramgoolam. Nous sommes pour un assainissement de notre système. Et que ce soit Ramgoolam, Nandanee Soornack, Dawood Rawat et autres personnes ayant commis des irrégularités, ils devront s’expliquer à la police ou devant une cour de justice. Maintenant Paul Bérenger et le MMM évoquent des arguments communaux pour défendre Dawood Rawat. Je n’aurai pas imaginé que Paul Bérenger allait tomber aussi bas. Nous avons agi dans le cas de la BAI, comme cela a été le cas pour le Pandit Sungkur, Navin Ramgoolam, et Betamax. Il est hors de question que le travail de nettoyage que nous avons commencé a quelque chose à faire avec le communalisme et la vendetta politique.

Nous notons l’absence du Parti travailliste à ces élections municipales. Quelles sont vos observations ?

Navin Ramgoolam et le Parti Travailliste ne sont pas en mesure d’affronter l’électorat. Ils n’ont aujourd’hui aucune crédibilité aux yeux du peuple. C’est une honte que Ramgoolam anime des conférences de presse avec des ‘bouncers’ à ses côtés. Mais le plus important est le fait suivant : derrière Paul Bérenger, il y a Navin Ramgolam. Ce dernier défend Bérenger et vous allez noter que les deux utilisent le même langage. L’alliance entre le Parti travailliste et le MMM est toujours d’actualité et c’est la raison pour laquelle les citadins vont donner une nouvelle correction à ce Bérenger qui a trahi les militants et qui vole au secours de Navin Ramgoolam. Le PTr ne participe pas à ces élections municipales car ils ont tellement dilapidé le fonds publics. Son électorat a réalisé la gravité de la situation et c’est pourquoi Navin Ramgoolam n’a été élu dans sa circonscription. La population ne veut plus de lui. Réalisez-vous où est ce que Navin Ramgoolam a amené son parti. Le comité exécutif du parti doit maintenant se réunir avec l’aide de bouncers. C’est du jamais vu.

Venons maintenant à l’affaire BAI, l’effondrement de cet empire. N’y avait-il pas d’autres moyens de gérer la situation?

Il n’y avait pas d’autres options. Navin Ramgoolam avait décidé de fermer les yeux sur les activités de la BAI et cela relève de l’irresponsabilité. Si nous n’avions pas agi à temps, nous aurions assisté à un désastre économique comme cela avait été le cas à Trinidad et Tobago, où le peuple, le pays ont perdu beaucoup d’argent et des grosses pertes d’emploi avaient été enregistrées. En sus de cela, l’économie du pays a été ébranlée.

Si nous avions laissé pourrir cette situation à Maurice, notre système financier se serait écroulé et rien n’aurait pu être sauvé. Personne n’aurait pu récupérer son argent. Et ils auraient été des milliers à se retrouver au chômage. Nous avons agi comme un gouvernement responsable et nous avons évité au pays de se retrouver dans la pire situation financière de son histoire. Nous avons sauvegardé les intérêts de 260 000 clients de Bramer-BAI, qui vont récupérer l’argent qu’ils ont investi.

Permettez-moi de répéter que c’est Paul Bérenger qui avait adressé une Private Notice Question sur la BAI en 2013 et c’est ce même Bérenger qui avait utilisé le terme ‘Ponzi’. Son intention, à l’époque, était d’amener Navin Ramgoolam à prendre des actions contre le groupe de Dawood Rawat mais le leader du Parti travailliste a pour sa part cautionné les activités de la BAI.

Quelques mois après, c’est le même Bérenger qui encaisse un chèque de Rs 10 millions de la part de Dawood Rawat pour le financement de la campagne du MMM, en alliance avec Ramgoolam, lors des dernières élections générales. Les Mauriciens ne sont pas des imbéciles et comprennent maintenant la raison du retournement de veste de Bérenger, qui défend aujourd’hui Dawood Rawat avec force.

Personne n’a oublié la fameuse phrase de Bérenger, avec Ramgoolam à ses côtés : Oublions les scandales, c’est le passé, avait-il déclaré. Comment cette même personne peut aujourd’hui venir nous pointer du doigt?

Les citadins ont une occasion en or dimanche pour dire à Paul Bérenger qu’ils ne veulent pas d’un traître, qui n’arrête pas de divaguer.

Parlons de l’enjeu des élections municipales. Vous dites qu’il nous faut une même équipe pour diriger le gouvernement et nos villes alors que Navin Ramgoolam et Paul Bérenger sont d’avis qu’une telle chose serait une atteinte à la démocratie?

Paul Bérenger et Navin Ramgoolam n’ont pas le droit moral de parler d’atteinte à la démocratie. Ils sont complices d’avoir paralysé le Parlement pendant huit mois et cela pour contracter une alliance dans le dos du peuple. Notre message est simple et clair. Le gouvernement central et les municipalités doivent pouvoir travailler ensemble afin que nous puissions avoir un développement uniforme à travers le pays. Nous demandons ainsi aux citadins de voter l’Alliance Lepep afin de permettre à tout le monde de récolter les fruits du progrès parce que nous avons trop souvent entendu les conseillers municipaux du MMM faire valoir l’argument qu’ils ne peuvent rien pour les citadins de par le fait qu’ils sont dans l’opposition. Il nous faut un renouveau et la balle est désormais dans le camp des citadins. Ils savent maintenant ce qu’ils devront faire dimanche.

Moi je demande aux citadins, si vraiment vous aimez votre ville, ne votez pas le MMM, le MMM a perdu toute sa crédibilité. De par mon expérience, je peux vous dire que Paul Bérenger n’est pas un homme de parole. C’est un bluffer, comme je l’ai souvent dit. Nous à l’Alliance Lepep, nous tenons nos promesses et les résultats sont visibles, même si nous sommes au gouvernement que depuis six mois.

Paul Bérenger et Navin Ramgoolam soutiennent que si l’équipe gouvernementale dirige les municipalités cela constituerait une atteinte à la démocratie Qu’en pensez-vous ?

La démocratie existe lorsque le peuple peut faire son choix. Le peuple a un choix. Nous disons qu’il y a un gouvernement qui s’est installé à la tête du pays et que son mandat va durer cinq ans. Etant donné que le peuple nous a donné un mandat pour reconstruire et nettoyer le pays et aussi au niveau des municipalités pour qu’il y ait une synergie entre le gouvernement central et les administrations régionales. Cela afin d’accomplir notre programme dans les meilleurs conditions possibles. Quel est le plus grand exemple d’atteinte à la démocratie lorsque Paul Bérenger et Navin Ramgoolam se sont unis ensemble. Il ne faut pas oublier que Paul Bérenger était leader de l’opposition et Navin Ramgoolam, Premier ministre. Ils ont pris l’Assemblée nationale en otage pendant un an et huit mois. Paul Bérenger n’a pas assumé son rôle comme leader de l’opposition parce qu’il négociait avec Navin Ramgoolam pour une alliance. Tout le monde savait que les deux hommes étaient parvenus à un accord pour conclure une alliance. Nous avons tous été témoin de ce cinéma à l’Assemblée nationale. C’est cela, la plus grande atteinte à la démocratie.

Quels développements apportera l’Alliance Lepep dans nos villes?

La philosophie globale de notre programme se base sur une gestion saine de nos municipalités à travers la transparence et l’innovation. Je peux vous dire que l’aspect écologique et environnemental sera au centre du développement urbain. Nous voulons que tous le citadins soient ‘on board’ car nous adopterons une politique de proximité, où les conseillers seront appelés à établir un contact régulier avec les mandants. Permettez-moi maintenant de vous donner les 12 priorités:

1. Transparence et l’intégrité – Nous voulons la transparence et l’intégrité dans la gestion de nos villes. Tous les conseilleurs devront suivre un code de déontologie.

2. Proximité – Tous les conseilleurs seront appelés à garder un contact régulier avec les citadins et cela pour mieux répondre à leurs attentes et résoudre leurs problèmes rapidement.

3. Planification et Modernisation – Il faut être efficient et nous allons structurer et moderniser nos services essentiels.

4. Amélioration de la Qualité de la Vie de nos citadins, à travers un engagement écologique.

5. Faciliter et Moderniser la vie de citadins à travers la mise en place des services en ligne et des applications mobiles. Mon ministère apportera ainsi toute sa collaboration aux cinq villes dans le cadre du projet Smart Mauritius et de faire de sorte que celles-ci… soient en phase avec le développement des Smart Cities, dans les années à venir.

6. Sécurité – Nous allons renforcir la collaboration entre les municipalités, les citadins et la police pour résoudre les problèmes d’insécurité.

7. La réhabilitation de nos infrastructures existantes à travers de nouveaux terrains de jeux, piscines, stades, gymnase, parcours de santé etc.

8. L’introduction d’un nouveau concept sous le nom de ‘Cœur de Ville’, où nous allons valoriser la diversité culturelle et artistique. Il y aura ainsi une ‘animation’ permanente pour nos citadins mais aussi pour les touristes. Nous opterons ainsi pour des zones piétonnières, où toute une série d’activités seront organisées.

9. La construction des Hawkers Malls modernes pour restaurer la dignité des marchands ambulants.

10. La construction de crèches et des garderies, surtout dans les quartiers défavorisés.

11. La mise en place d’un service dédié aux PME et faciliter les démarches administratives pour les opérateurs économiques.

12. La Consolidation de la Démocratie Régionale et une révision éventuelle de la Local Government Act pour assurer une autonomie de nos collectivités locales.

Nous avons des principes et nous tenons parole. Nous sommes en train d’appliquer tout ce que nous avons promis. Nous avons déjà réalisé certaines promesses. Il faut savoir qu’on ne peut pas tout réaliser en six mois. Si cela avait été possible, alors on n’aurait pas eu un mandat de cinq ans mais de six mois. Nous sommes en train de travailler à court et à long terme pour réaliser les engagements que nous avons pris. Nous allons mettre notre programme à exécution au niveau des municipalités également.

Que pensez-vous du jugement de la Cour suprême sur la nouvelle carte biométrique nationale ?

J’étais parmi ceux qui avaient dit que certaines dispositions de la carte d’identité nationale vont à l’encontre de la loi. Au-delà de ce jugement, on disait que les données de la carte d’identité nationale en ce qu’il s’agit des empreintes digitales et de la photo biométrique ne peuvent pas être stockées dans une banque de données et qu’il fallait les détruire. Il faut maintenant changer de software pour offrir aux Mauriciens une nouvelle carte d’identité nationale en bonne et due forme. Il existe ainsi un vacuum. Nous sommes en train de travailler sur une solution. Nous allons modifier le software pour qu’elle soit en conformité avec la loi et le peuple peut comptez sur nous. Nous avons adopté pour le moment une solution temporaire.

Vous avez accusé Paul Bérenger d’avoir été irrespectueux envers la nouvelle présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim…

Je maintiens ce que j’ai dit. Paul Bérenger a fait un affront à la présidente à travers son walk-out, qui était d’ailleurs qu’un prétexte. Il n’y avait aucun impair protocolaire mais on ne peut empêcher à Bérenger de faire son show pour être dans l’actualité. C’était d’ailleurs ce même Bérenger, qui était aux côtés de Navin Ramgoolam quand ce dernier avait osé s’attaquer aux compétences de Madame Ameenah Gurib-Fakim…

 

Source: ‘link of article from Le Matinal’.

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