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BILAN 2016 : BILAN FLATTEUR POUR LE MINISTERE DE L’AGRO-INDUSTRIE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE

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17Jan

BILAN 2016  : BILAN FLATTEUR POUR LE MINISTERE DE L’AGRO-INDUSTRIE ET DE LA SECURITE ALIMENTAIRE

Lors d’une conférence de presse, le vendredi 13 janvier 2017, Mahen Seeruttun, ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, a dressé le bilan de son ministère pour l’année écoulée et fait état des grands projets dans le collimateur pour cette année.

Après un état des lieux, le ministère a revu le prix de la bagasse, qui revient aux petits planteurs de cannes à sucre, et qui n’avait pas été révisé depuis 1984. Après avoir été les planteurs, le prix a été porté à la hausse à partir de la récolte 2015 pour passer de Rs 125 la tonne de sucre à plus de Rs 1 100 la tonne, soit une hausse de plus de 1 000%.

Et suivant, la baisse dans le prix du sucre on est venu de l’avant avec les mesures suivantes afin d’alléger les difficultés des planteurs:-

(i) La mise en place du Sugar Cane Sustainability Fund sous la gestion du Mauritius Cane Industry Authority pour l’octroi d’une subvention aux planteurs de:-
(a) Rs 1,100 par tonne de sucre aux planteurs produisant jusqu’à 60 tonnes de sucre ; et de
(b) Rs 300 par tonne de sucre aux planteurs produisant au-dessus de 60 tonnes. Les paiements ont été effectués en début de l’année pour un montant total de Rs 137 millions.

Ajoutées à ces mesures, il y a aussi le paiement d’une compensation de Rs 2,000 par tonne de sucre à chaque planteur assuré au Sugar Insurance Fund. Les amendements nécessaires ont été apportés à travers le Finance Bill. L’exemption du paiement de la prime d’assurance a été accordée aux planteurs produisant jusqu’à 60 tonnes de sucre.

Afin d’encourager la vente de notre sucre sur le marché local, une taxe de 15% est imposée sur le sucre blanc importé. De plus, des normes de contrôle ont été introduites pour s’assurer que le sucre importé soit de bonnes qualités.
Un Agricultural Land Management System géré par la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA) pour l’identification de terres abandonnées a été institué. Le travail est en cours et jusqu’ici on a identifié 10 000 hectares non-utilisés.

En ce qui concerne le secteur non-sucre qui couvre notamment les fruits et légumes, l’élevage, les services des bois et forêts et la conservation, on a introduit en janvier un plan stratégique pour la période 2016-2020 où l’accent est mis sur les pratiques soutenues pour faire accroître la production agricole afin d’assurer la sécurité alimentaire, une meilleure qualité des produits et l’autosuffisance.

L’accent est aussi mis sur les mesures à prendre pour la transition vers la production bio afin d’atteindre l’objectif fixé de produire 50% de nos produits alimentaires en mode bio d’ici 2019.
Le ministère a pris les mesures suivantes: –

(i) l’introduction du Bio Farming Promotion Scheme pour encourager la production agricole en mode bio en offrant des facilités fiscales et financières en termes de ‘tax holiday’, d’exemption de la T.V.A. sur les équipements et intrants agricoles et un taux d’intérêt de 3 % sur les emprunts auprès de la Maubank.

(ii) la mise en place d’un ‘Compost Subsidy Scheme’ pour la distribution gratuite du compost aux planteurs afin de les inciter à utiliser plus d’intrants organiques et moins d’intrants chimiques. A ce jour, quelques 3,300 planteurs ont bénéficié de ce programme.

(iii) l’introduction du Sheltered Farming Scheme pour la culture vivrière sous des structures protégées afin d’atténuer les risques liés aux changements climatiques et réduire à terme la dépendance sur les agrochimiques. Quelques 70 planteurs ont jusqu’ici pris avantage de ce scheme.

(iv) la réservation de 66 arpents à Britannia pour l’usage exclusif des projets agricoles bio. A ce jour, neuf projets couvrant 37 arpents ont été approuvés.

(v) l’élaboration d’un programme de formation en cinq modules par le FAREI sur le Mauri Gap Niveau 1 qui est la norme basique pour la culture bio. Quelques 350 planteurs ont déjà complété ce programme.

(vi) la sensibilisation et la formation des planteurs sur les pratiques de « zero budget natural farming» et à ce jour, 3 000 planteurs ont participé à ce programme de formation. Cette technique de production agricole est toujours suspendue, décision fut prise lors de l’épizootie de la fièvre aphteuse en aout 2016.

(vii) la mise en œuvre du projet « SMART Agriculture » en collaboration avec la Chambre d’Agriculture en vue de réduire la dépendance sur les agro-chimiques dans la production agricole. Ce projet, implémenté sur une base pilote conjointement par la Chambre d’Agriculture et le FAREI vise à suivre, à travers l’île, dix petits et dix grands cultivateurs.

(viii) la création d’un Agriculture Certification Body au sein du ministère pour la certification des fruits et légumes produits d’après les normes de Mauri Gap Niveau 1.

(ix) la mise en œuvre d’un projet sous le Programme d’Assistance Technique financé par la FAO, intitulé « The Development of Organic and Institutional Capacity Building in Mauritius» et qui vise, entre autres, à l’élaboration d’une législation sur l’agriculture organique et le développement d’une stratégie de marketing pour des produits organiques.

(x) la mise en place d’un comité technique pour l’élaboration des règlements sous la Dangerous Chemical Control Act pour mieux contrôler l’usage des pesticides par les agriculteurs ainsi que les résidus des pesticides sur les fruits, les légumes et autres produits agricoles.

(xi) l’enlèvement de 13 pesticides de la liste des produits par le Dangerous Chemicals Control Board suite à des recommandations faîtes par le ministère.
(xii) la préparation des législations appropriées avec l’assistance technique de la FAO pour l’introduction des normes pour les biofertilisants, les bio-pesticides et autres intrants bio afin d’assurer que des produits de bonne qualité soient mis en vente sur le marché local.

Afin de dissuader les planteurs à utiliser les intrants chimiques et à les encourager à se tourner vers les produits bio un levy de 15% est introduit sur les pesticides, herbicides et mûrisseurs. Le Food Technology Laboratory du ministère analyse davantage d’échantillons pour la détection des résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Une vaste campagne de sensibilisation en cours afin d’encourager les planteurs à adopter la culture bio et à prendre avantage des incitations offertes par le Bio Farming Promotion Scheme.

Le ministère opère actuellement 12 schemes qui offrent des facilités et des incitations aux planteurs en vue d’augmenter la production agricole. En 2015-2016, 3 881 planteurs ont ainsi bénéficié de ces schemes et la somme déboursée est d’environ Rs 44 millions. Le Sheltered Farming Scheme qui vise à encourager les planteurs à adopter le système de culture protégée pour mitiger les effets des changements climatiques, augmenter la capacité de production et améliorer la qualité des produits a été revu et le grant accordé aux planteurs a été substantiellement augmenté, passant de Rs 250 000 à Rs 400 000. Le scheme est étendu aux producteurs des fleurs et aux planteurs engagés dans la culture bio et l’hydroponique.

La production des fruits, notamment les letchis, les mangues et les longanes a été sévèrement affectée l’année dernière à cause des chauves-souris. Le Fruit Protection Scheme qui finance l’achat de filets à hauteur de 75% pour un maximum de 10 filets a été revu. Les propriétaires de vergers ont droit à des filets pour couvrir 50% de leurs arbres fruitiers. Les personnes qui ont des arbres fruitiers dans leur arrière-cour bénéficient aussi du scheme pour couvrir la totalité des arbres. Et comme l’année précédente, décision a été prise suivant les doelances des planteurs pour l’abattage de chauve-souris afin de ramener le nombre à un chiffre raisonnable.

A l’intention des planteurs de bananes, l’on a introduit des sacs en plastique sous le Banana Bagging Scheme pour subventionner à hauteur de 50%, l’achat de 450 sacs polythène par arpent.

Pour booster la production de fruits, un calendrier bien établi pour 2017 a été arrêté. 2 000 provins de letchi, 2 000 de longane, 2 000 de pitaya, 3 500 de mangue sont au stade de production. Il y a aussi des bananes (9 000), fruits à pain (2 500), passion fruit (400 mensuellement), des anthuriums (8 100) et des orchidées (6 000), limon (1 500), mandarine ( 3 500), orange (1 500), pamplemousses (500) et kumkat (500).

Au niveau de la recherche, trois nouvelles variétés d’onions, cinq d’haricots, trois de concombres, deux de champignons, une de pomme de terre et un de letchi ont été présentées à la communauté des planteurs de légumes. Pour la canne, le M 915/05 et le M 1002/02 ont été vulgarisés.

Le Freight Rebate Scheme qui subventionne le coût du fret à hauteur de 25% pour l’exportation de certains produits à l’étranger, est ouvert à d’autres produits. Le National SME Incubator Scheme avec une dotation de Rs 50 millions aide les jeunes entrepreneurs à développer leur talent et leur idées en vue d’établir leur propre entreprise. Le soutien aux jeunes afin de les encourager à cultiver la terre et professionnaliser le secteur agricole est aussi dans le programme.

Durant cette présente année, il y a eu la signature d’un accord, le Reimbursable Technical Assistance Agreement avec le FIDA pour l’élaboration des règlements sous le Seeds Act, le développement d’une politique et stratégie nationale pour les semences et la création du National Plants and Varieties Seeds Office. La décision visant à créer un institut de la biotechnologie à Maurice est sur la bonne voie.

Les mouches de fruits causent d’énormes pertes aux fruits et légumes. Il est estimé que 30 % de la production de cucurbites est affectée annuellement avec des pertes d’environ Rs 160 millions. La reproduction des mouches stériles pour être relâchées dans la nature en vue de stériliser à leur tour les mouches femelles a bien démarré. On a un projet s’élevant à Rs 30 Millions pour la production de mouches stériles.

La relance de la production de miel sévèrement affectée ces dernières années en raison de l’apparition d’une maladie en 2014 – le Varoa – est bien en route. Des zones pour la réserve d’abeilles sont établies à Rivière-Noire, Bras d’Eau, Cap Malheureux, La Ferme et le Morne. Quelques 10 000 arbres mellifères sont mis en terres dans chacune de ces zones. Celle de Rivière Noire est déjà presque terminé.

Le secteur de thé est également relancé. 600 arpents de terre agricoles non-utilisées actuellement identifiés seront mises à la disposition des planteurs et des acteurs du secteur de thé. Les plantules sont en préparation et seront distribuées aux planteurs. L’ancienne usine de thé à Dubreuil sera rouverte et donnera de l’emploi aux habitants de la région. Des cisailles spéciales (pruning shears) ainsi que des pochettes de fertilisants ont été offerts gratuitement aux planteurs de thé et aux métayers.

En ce qui concerne l’élevage, un nouveau scheme est introduit pour compenser les éleveurs qui nourrissent leurs génisses jusqu’au stade de lactation. Une compensation de Rs 5 000 par animal est offerte dans ce contexte. Deux projets majeurs à Melrose sur une superficie de 40 arpents pour donner une nouvelle impulsion au secteur de l’élevage sont exécutés. Afin de permettre aux éleveurs de prendre mieux soin de leurs animaux et de leur prodiguer les premiers traitements en cas de maladie, environ 100 fermiers ont reçu une formation de base cette année en premiers soins.

Les actions prises pour épargner le pays d’une propagation de la fièvre aphteuse ont été fortement saluées. Des vaccins obtenus en don de l’Union européenne – 300 000 doses – pour sauver le cheptel mauricien et celui de Rodrigues d’une disparition certaine ont été utilisées à bon escient. Sans oublier les 20 000 doses offertes par la Commission de l’océan-Indien (COI).

Un programme pour la plantation d’arbres a été élaboré avec l’objectif de mettre en terre 500 000 arbres sur une période cinq ans dans les forêts nouvellement identifiées soit 100 000 par an. Pour le premier exercice on a dépassé légèrement ce nombre. Et la campagne se poursuit cette année…..Cette initiative d’améliorer notre espace de forêt endémique a été reconnue par la Reine d’Anglettre qui avait invité le ministre Seeruttun pour le « Queen’s Commonwealth Canopy » le 15 novembre 2016. Pour une meilleure protection de notre biodiversité, une nouvelle loi – La Native Terrestrial Biodiversity and National Parks Act – a été adoptée l’année dernière.

Le jardin botanique de Pamplemousses relooké et redeviendra bientôt un centre d’attraction touristique majeur dans le pays. Le Château Mon Plaisir est en rénovation. La livraison est prévue pour fin d’avril. Le SSRBG Trust a retenu les services d’un botaniste français de renom, Gilles Clément, pour faire un constat de l’état du jardin et pour proposer des mesures pour son ‘lifting’. Les recommandations du paysagiste sont mises en œuvre par le Trust actuellement.

Le succès retentissant du Salon de l’Agriculture ces deux dernières années a été aussi rappelé. Mis au frigo par l’ancien gouvernement, cette activité annuelle est repartie sur des bases plus élevées depuis 2015. Les deux éditions au niveau national (Jardin de Pamplemousses en 2015 et Domaine Les Pailles en 2016) ont attiré plus de 100 000 personnes et au niveau régional (Bois des Amourettes en 2015 et Mahebourg en 2016), l’affluence demeure mémorable.

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