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ASSEMBLEE GENERALE DU SYNDICAT DES SUCRES : « IL FAUT PRESERVER 55 000 HECTARES DE TERRE SOUS CULTURE DE CANNE » DIT MAHEN SEERUTTUN

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29Sep

ASSEMBLEE GENERALE DU SYNDICAT DES SUCRES : « IL FAUT PRESERVER 55 000 HECTARES DE TERRE SOUS CULTURE DE CANNE » DIT MAHEN SEERUTTUN

ASSEMBLEE GENERALE DU SYNDICAT DES SUCRES : « IL FAUT PRESERVER 55 000 HECTARES DE TERRE SOUS CULTURE DE CANNE » Lors de l’assemblée générale annuelle du Syndicat des Sucres, le lundi 25 septembre 2017, le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Mahen Seeruttun a soutenu que l’industrie cannière passe par des moments difficiles ces temps-ci suite aux changements du régime sucrier avec pour résultat une fluctuation du prix du sucre sur le marché européen et une incertitude de la production mondiale. « L’abolition du quota du sucre et d’isoglucose sur le marché européen à partir du 1er octobre prochain – c’est-à-dire dans une semaine – va créer un marché plus compétitif et plus rude surtout pour nous, petit producteur », fait-il ressortir. S’agissant de la sucrerie de Médine, il rappelle avoir fait un appel au Syndicat des Sucres l’année dernière pour donner une considération spéciale au problème auquel elle fait face. « Je suis heureux que mon appel ait été entendu et que le Syndicat des Sucres, la MCIA et Médine se sont concertés pour trouver des solutions durables. On attend maintenant les recommandations du consultant qui a été recruté pour faire une étude sur ce cas particulier », a-t-il ajouté.
Ci-dessous le discours prononcé par le ministre Seeruttun lors de cette assemblée générale annuelle.
« C’est avec un grand plaisir que je me trouve aujourd’hui – pour la troisième année consécutive – parmi vous à l’occasion de cette assemblée générale annuelle du Syndicat des Sucres.
Je vous remercie, Mesdames et Messieurs, de m’avoir invité à partager avec vous mes réflexions, mes sentiments et mes appréhensions sur l’industrie cannière à Maurice ainsi que mon optimisme pour l’avenir de cette industrie.
Comme vous le savez tous, l’industrie cannière passe par des moments difficiles ces temps-ci suite aux changements du régime sucrier avec pour résultat une fluctuation du prix du sucre sur le marché européen et une incertitude de la production mondiale.

Si au début de l’année, les perspectives du prix du sucre sur le plan mondial étaient encourageantes, les données sont tout autre aujourd’hui.

Cette situation a interpellé tout le monde car qui dit baisse de prix dit aussi baisse de revenus.
Et, les producteurs appréhendaient des pertes de revenus qui pourraient mettre en péril leurs activités.
Suivant la réception d’un mémoire soumis conjointement par le Syndicat des Sucres et la Chambre d’Agriculture proposant des mesures à prendre dans le court, moyen et long terme, le Gouvernement a pris connaissance de la situation et a immédiatement mis sur pied un comité technique pour étudier les propositions faîtes.

Le comité technique – co-présidé par le Chef de Cabinet de mon ministère, Monsieur Vishnou Gondeea et le CEO de Business Mauritius, Monsieur Raj Makoond, – s’est aussitôt mis au travail et a eu des consultations avec diverses parties associées au secteur sucre.

Le travail s’est poursuivi au niveau du ministère des Finances qui a étudié les représentations faîtes par le secteur de l’exportation eu égard aux effets de la roupie forte sur les recettes.
Le Premier Ministre et Ministre des Finances et du Développement Economique a annoncé par la suite les mesures suivantes qui ont déjà été avalisées par le conseil des ministres : –
(i) Une contribution de Rs 500 millions du Sugar Insurance Fund à être distribuée aux assurés du Fonds pour la coupe 2017
(ii) La suspension du « cess » pour une période d’une année, ce qui rapportera une somme additionnelle de Rs 500 par tonne de sucre aux producteurs, et finalement
l’augmentation de la taxe sur le sucre importé de 15 à 30 %, ce qui permettra au Syndicat des Sucres de vendre plus de sucre sur le marché local. A cet effet, un amendement à la loi se fera à la rentrée parlementaire.
Comme vous pouvez le constater, le gouvernement a réagi très vite et a su prendre les mesures nécessaires pour apporter un peu d’oxygène et une lueur d’espoir à l’industrie cannière.
Il y a eu un gros travail qui a été abattu par le gouvernement et le secteur privé pour arriver à ce résultat et je profite de cette occasion pour remercier et féliciter tous les partenaires concernés pour leur contribution à l’aboutissement de ce travail. Ceci dit le gros reste à faire.
Les mesures annoncées sont pour le court terme.

Le comité technique est appelé à poursuivre ses travaux pour trouver des solutions durables pour les moyen et long termes.
Les attributions de ce comité seront revues afin que les vrais problèmes dont fait face l’industrie cannière soient adressés dans leur globalité et d’une manière plus holistique.
Nous voulons tous d’une industrie forte et profitable et nous devons œuvrer ensemble pour le développement durable et le progrès constant de ce secteur afin que l’économie du pays puisse en tirer les bénéfices.
Le Gouvernement est conscient du rôle multifonctionnel de l’industrie cannière et du rôle important qu’elle joue dans le développement socio-économique du pays.
Ce secteur est aussi considéré comme un bien public et le pays ne peut donc se permettre de mettre à risque une telle industrie.
Nous savons tous que l’industrie cannière n’est pas concernée uniquement par la production du sucre.
Son apport au pays et à l’économie est considérable du point de vue énergétique et environnemental :
• La canne à sucre a la plus haute efficience en terme de captage et d’usage de l’énergie solaire, qui est de 7 à 8% comparé à 1 à 3% en moyenne pour la majorité des autres plantes. Cela lui confère une double dimension d’aliment et d’énergie.
• La production de 350 GWh d’électricité à partir de la bagasse permet au pays d’éviter l’importation de 200,000 tonnes de charbon ou de 80,000 tonnes d’huile lourde en forte teneur de souffre par an. Ces produits, quand ils sont utilisés, émettent une quantité substantielle de dioxyde de souffre néfaste à la santé publique et à l’environnement.
• Le prix compétitif de l’énergie achetée auprès des Independent Power Producers permet au CEB de vendre l’électricité à des tarifs concessionnaires aux industries manufacturières orientées vers l’exportation. L’industrie subventionne donc d’autres secteurs de l’économie.
• La canne à sucre protège et préserve l’environnement et empêche l’érosion du sol et la coulée de boue vers nos lagons. Une telle éventualité aurait un effet néfaste majeur à l’industrie du tourisme.
• Les champs de canne offrent un paysage vert, attrayant et paisible aux citoyens mauriciens ainsi qu’aux touristes.
Depuis le début des années 80, des réformes de l’industrie cannière ont eu lieu pour lui permettre de faire face aux nombreux défis qui se sont présentés au fil des années.
Le but de ces réformes étant de tout temps, dicté par le besoin d’accroître la productivité et de réduire les coûts d’opérations afin de promouvoir l’efficience et de rendre cette industrie viable.
Et là, je ne voudrais pas polémiquer avec mes prédécesseurs qui aujourd’hui font de grandes propositions mais n’ont rien fait au moment où ils étaient aux commandes.
Aujourd’hui, l’objectif ultime est de consolider cette industrie pour qu’elle continue à apporter sa contribution au développement socio-économique du pays et ainsi répondre aux aspirations des producteurs et des travailleurs.
La dernière réforme en date a été effectuée en 2016 par la mise en œuvre des recommandations préconisées dans le rapport de Landell Mills Commodities.
La législation régissant l’industrie cannière, notamment la SIE Act, a été amendée, pour entre autres, établir : –
(i) Le Sugar Cane Sustainability Fund
(ii) L’Ethanol and Molasses Framework
(iii) Le Renewable Sugar Cane Industry Biomass Framework et enfin
le Sugar Based Agro-Industry Framework.
Le Sugar Cane Sustainability Fund est déjà opérationnel et permet l’octroi d’une compensation de Rs 1,100 par tonne de sucre à tous les planteurs produisant jusqu’à 60 tonnes de sucre et de Rs 300 par tonne de sucre produite au-dessus des 60 premières tonnes.
Une dotation budgétaire de Rs 137 millions a été votée à cet effet dans les deux derniers budgets nationaux.
Les autres projets visent à offrir de nouvelles sources de revenus aux producteurs afin de les encourager à continuer avec la culture de la canne à sucre.
La MCIA travaille de concert avec toutes les parties concernées afin de définir les modalités pour la mise en opération de ces différents projets.
La baisse enregistrée dans la production sucrière ces dernières années, c’est-à-dire une production en dessous de 400,000 tonnes est source d’inquiétude pour le gouvernement.
Notre objectif et notre souhait sont que l’industrie doit pouvoir produire au moins 400,000 tonnes de sucre annuellement et pour atteindre un tel objectif, on doit impérativement garder quelques 55,000 hectares de terre sous culture de canne.
Nous notons, avec consternation, l’abandon accéléré des terres sous culture de canne ces dix dernières années et nous devons tout faire pour renverser cette tendance dangereuse.
Le Gouvernement a prévu pour l’année financière 2017/18, une somme de Rs 50 millions dans le budget pour remettre 500 hectares sous culture de la canne.
Un Agricultural Land Management System a été mis en place à la MCIA et le contact a déjà été établi avec bon nombre de planteurs qui ont abandonné leurs champs.
On propose de les aider financièrement pour recommencer à replanter la canne. Un progrès appréciable a été accompli jusqu’ici.
Le Sugarcane Planters Regrouping Project qui a remplacé le FORIP est mis en œuvre depuis l’année financière 2016/2017 et on a pu jusqu’à maintenant couvrir une superficie totale de 950 hectares.
L’objectif fixé pour l’année 2017/2018 est de 400 hectares et une somme de Rs 130 millions a été allouée dans le budget à cet effet.
Les planteurs qui ont bénéficié du FORIP et qui ont complété le cycle de la canne sont dorénavant éligibles à une assistance financière de Rs 71,000 par hectare qui va les aider pour la préparation de terre et la replantation.
Comme vous pouvez le constater, le Gouvernement fait tout ce qui est possible pour soutenir, d’une part, les producteurs à accroître leur production et d’autre part à motiver ceux qui ont abandonné leurs champs pour un retour vers la culture de la canne.
Notre objectif principal est qu’on doit à tout prix produire la masse critique nécessaire qui permettrait aux quatre usines d’opérer d’une façon optimale afin de produire les 400,000 tonnes de sucre et d’augmenter la part de la bagasse dans la production de l’énergie.
Je demanderais donc aux compagnies sucrières de faire des efforts elles aussi afin d’encourager les planteurs de leurs régions respectives à continuer à produire la canne avec les facilités et autres incitations existantes.
Les compagnies ont un besoin important de cannes pour faire rouler leurs usines et il est impératif qu’il y ait une bonne entente et une coopération juste et équitable avec les producteurs.
Ce serait aussi bien qu’elles soient à l’écoute des travailleurs et maintiennent de bonnes relations de travail afin d’éviter des conflits industriels à l’avenir.
L’industrie cannière est dans une phase difficile et il est le devoir de tout un chacun concerné par ce secteur de se serrer les coudes et de montrer cette solidarité exemplaire qui s’est toujours manifestée dans des moments de crise.
J’avais fait un appel au Syndicat des Sucres ici-même l’année dernière pour donner une considération spéciale au problème de Médine.
Je suis heureux que mon appel ait été entendu et que le Syndicat des Sucres, la MCIA et Médine se sont concertés pour trouver des solutions durables.
On attend maintenant les recommandations du consultant qui a été recruté pour faire une étude sur ce cas particulier.
En prévision de la suppression du cess, j’ai demandé personnellement à la MCIA de revoir sa façon d’opérer afin de réduire ses coûts et d’explorer les possibilités d’augmenter ses revenus à travers les services offerts par ses différents départements.
Je fais aujourd’hui le même appel au Syndicat des Sucres pour qu’il revoie son mode d’opération et sa stratégie de marketing afin de trouver de nouveaux marchés plus rémunérateurs pour notre sucre.
Notre stratégie d’exporter notre sucre exclusivement sur le marché européen a été payante aussi longtemps que les conditions nous étaient favorables.
La situation a changé drastiquement aujourd’hui et il nous faut à tout prix diversifier et chercher d’autres marchés sinon la pilule risquerait d’être très amère.
L’abolition du quota du sucre et d’isoglucose sur le marché européen à partir du 1er octobre prochain – c’est dans une semaine – va créer un marché plus compétitif et plus rude surtout pour nous, petit producteur.
Déjà, l’Union Européenne a enregistré une production record de sucre pour la coupe 2017, estimée autour de 20 millions de tonnes.
De plus, on a annoncé un surplus dans la production mondiale de sucre en 2017.
Cette situation a eu pour effet immédiat une baisse conséquente dans le prix du sucre estimé à environ USD 150 la tonne pendant les derniers huit mois.
D’après les projections, il y a une forte probabilité que cette situation de surplus perdure encore l’année prochaine avec des effets négatifs certains sur le prix.
Avec l’abolition du quota du sucre sur le marché européen, la boucle est maintenant complètement bouclée et Maurice doit se préparer à faire face à cette concurrence féroce qui s’est déjà profilée à l’horizon.
Il n’est plus question d’attendre une assistance quelconque de l’Union Européenne.
On aura peut-être à négocier un nouvel accord avec la Grande Bretagne, dans le sillage du Brexit, pour l’exportation de notre sucre vers ce pays.
Mon Ministère avec l’appui du Gouvernement dans son ensemble n’est pas resté insensible aux défis de cette industrie.
Au-delà des mesures annoncées plutôt, les mesures prises dans les trois derniers budgets de ce Gouvernement en témoignent.
Pour en citer quelques une des mesures du dernier budget :
D’abord,
Permettre la main d’œuvre étrangère dans ce secteur pour pallier au manque de main d’œuvre locale.
– Permettre le renouvellement de la flotte de véhicules dans ce secteur avec des mesures fiscales et financières.
– Un montant de Rs 5 M pour développer une nouvelle technique de développement des variétés plus rapidement avec de nouveaux outils de pointe.
– Une autre enveloppe de Rs 4 M pour l’utilisation des drones afin de collecter des données agronomiques d’une manière rapide et efficace.
Néanmoins, nous sommes maintenant maître de notre destin et nous devons mettre tous les atouts de notre côté afin de réussir dans nos démarches futures en vue de sauvegarder l’avenir de ce secteur si important pour notre pays.
Je tiens à remercier et féliciter le Syndicat des Sucres pour le rôle prépondérant
qu’il a joué depuis sa création pour la commercialisation de notre sucre à
l’étranger et pour l’assistance apportée aux producteurs pour leur permettre de
bien planifier la cultivation de leurs terres et la production de la canne.
Le Syndicat des Sucres a toujours été un grand facilitateur et nous espérons qu’il sera toujours au service de l’industrie cannière pour de longues années à venir.
J’aimerais conclure mon discours en remerciant à nouveau le Syndicat des Sucres de l’opportunité qui m’a été donnée de m’adresser à vous.
Je vous souhaite bonne chance et bonne continuation dans vos travaux et démarches futures.
Je vous remercie de votre attention. »

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